Attiré par un leurre, un rêve inexistant,
Poursuivant un mirage, un nuage de vent,
Au chant d'une sirêne, j'ai cédé faiblement,
A ce chant qui entraine le marin au néant...
J'ai cru me liberer de liens imaginaires,
Et c'est mes illusions qui m'auront enchainé.
Et je me suis damné, pour une liberté
Qui m'aura coùté cher, le prix de mon foyer...
Comment pourrais-je vivre? Quand je vis un enfer
J'ai quitté mon navire, pour aller me noyer
Et comme dans les rêves, plus je nage derrière,
Personne ne m'entends, je le vois s'éloigner...
Laissez moi m'échouer, sur cette grêve blanche
Et oublier qu'un jour, j'ai trahi la confiance
De ceux dont j'aurais dû ne pas lâcher la main,
Et qu'un triste dimanche, j'ai laissé en chemin...